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Après une année de préparation intense, le Choeur symphonique a présenté son programme ce week-end au Temple allemand. Cette formation est toujours dirigée par l'infatigable chef de choeur et d'orchestre François Pantillon. Pour l'occasion, l'Orchestre symphonique de Bienne a accompagné cet ensemble. Dans sa première partie, la Freischützmesse de Carl Maria von Weber a résonné dans les murs. Dans cette oeuvre, c'est surtout la soprano qui a le beau rôle. Et contrairement à ce qui avait été prévu, Muriel Schwarz s'est fait remplacer au pied levé par la soprano Brigitte Hool. Elle s'est parfaitement illustrée dans l'offertoire. La ligne mélodique écrite par Weber laisse libre cours à la virtuosité de la soliste. Sa voix claire et soutenue égrène les notes. Cette partie reflète les caractéristiques d'un air d'opéra: la brillance et la volupté. Quant aux autres solistes, l'alto Nina Amon, le ténor Raphaël Favre et la basse Marc-Olivier Oetterli, ils n'ont que fort peu à chanter. En revanche, dans la seconde partie du programme, «Die erste Walpurgisnacht», de Félix Mendelssohn, laisse toute liberté au lyrisme du ténor et de la basse. Cette oeuvre est empreinte de fraîcheur soulignée par des rythmes soutenus. Le texte de Goethe montre un curieux mélange entre le réveil de la nature et un rite païen. Dans les deux oeuvres, la voix des soprani apparaît limpide et pleine de rondeur. Le registre des alti soutient l'édifice musical grâce à son timbre homogène. Quant aux registres masculins, ils ont tendance à freiner le rythme dans les fugues. Mais ce phénomène est courant pour tous les choeurs: soit la machine s'emballe, soit elle ralentit. Un juste milieu est parfois difficile à trouver. Finalement, le Chœur symphonique de Bienne, les solistes, les musiciens de l'orchestre ont su briller et mettre en valeur deux oeuvres de caractères très différents.


Tamara Zehnder
Journal du Jura, 09.03.2010






«Freischützmesse» und «ErsteWalpurgisnacht». Zwei gegensätzliche Chorwerke aus der deutschen Romantik hat der Choeur Symphoniqe in der Bieler Stadtkirche gesungen. Im Schaffen von Carl Maria von Weber spielt die geistliche Musik eine untergeordnete Rolle. Zwei Messen schrieb er in den Jahren 1818/19, die erste davon mit dem Untertitel «Freischützmesse». Der Chor hat darin die Hauptrolle und zwar meist in einem kompakten homophonen Satz, nur gerade am Schluss von Gloria und Credo sowie im Hosianna gibt es Ansätze zu einem Fugato. Aber die Harmonik ist interessant und entspricht der frühromantischen Zeit. Melodisch ergiebig sind das Sopransolo im «Benedictus» und das Solistenquartett im «Agnus Dei». Die Sopranistin Brigitte Hool, anstelle der ausgefallenen Muriel Schwarz, gefiel sehr durch eine fast vibratolose Stimme, eine leichte und lockere Höhe und schöne Linienführung. Der Chor meisterte die nicht ganz leichte Harmonik des Stücks erstaunlich gut und erzielte eine ausgewogene Wirkung. Gegensätzlich ist die «Erste Walpurgisnacht», die Felix Mendelssohn mit knapp über 20 Jahren komponiert hat. Es ist eines der besten Werke Mendelssohns geworden und trotzdem ist erst in den allerletzten Jahrzehnten etwas mehr ins Bewusstsein gerückt. Es gibt darin dramatische Stellen und eine äusserst farbige Orchestration, was sogar vermuten lässt, Mendelssohn wäre doch zu einer wirkungsvollen Oper fähig gewesen. Die Altstimme von Nina Amon wurde im zweiten Teil höchst ausdrucksvoll eingesetzt. Der strahlende, vielleicht etwas flache Tenor von Raphael Favre kam in der Partie als Druide schön zur Geltung, und Marc-Olivier Oetterli konnte seinen tragenden Bariton als Druidenpriester dramatisch in Szene setzen. Auch hier eine beachtliche Leistung des Chors in einem doch anspruchsvollen Werk, das Beweglichkeit und Stimmsicherheit verlangt. François Pantillon führte Chor, Solisten und ein gut mitgehendes Orchester durch die beiden Werke.


Daniel Andres
Bieler Tagblatt, 08.03.2010